Elle a des yeux
parsemés d’aurore et de crépuscule
L’esquisse de son
sourire trace des rues pavées d’argent
Elle les vide ou
les remplit à sa guise, comme un caprice
Qu’elle répand
sur les marches de Montmartre.
Sa robe est
couverte de baisers, ceux des amants
Qu’elle a croisés
en traversant le Pont des Arts
Et sa peau
satinée marque quelques cicatrices
Abandonnées par
le murmure des cœurs brisés.
Elle a l’audace d’être
délicieuse et fatale
Comme une
cigarette dans un moment de nostalgie
En hiver, lors d’une
promenade au Parc Monceau
Lorsqu’on se
languit des caresses du passé.
Son corps ondule
comme la Seine
Elle n’est pas
femme, elle est poésie
L’éclat de son
rire est scintillant
Comme les soirs sur le Boulevard Saint-Germain.
L’été, on la
décore de fleurs en forme d’amour
Qu’elle offre à
la brise joueuse parmi les toits
La nuit, la
Tour Eiffel lui susurre tous ses secrets
Et elle écoute,
bercée par l'écho tendre de sa voix.
Les hommes la
suivent dans la pénombre et l'ivresse
Puis lui offrent le
café et la passion au petit matin
Elle les embrasse
et le temps s’arrête, comme un tableau
Sur lequel elle aurait
peint ses souvenirs.
Son chagrin se
manifeste par le flot de ses larmes
Et sa tristesse
découle pendant plusieurs saisons
Puis elle tombe
amoureuse, souvent au printemps
Et sa mélancolie
sèche sur les trottoirs chauds de bonheur.
Elle est l’astre
autour duquel le monde tourne et survit
Elle est tienne,
elle est mienne, elle est nôtre
Elle est les
monuments, le vin et l’insouciance
Son nom résonne comme
une parfaite symphonie :
Paris, Paris,
Paris.
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