Nos corps pleurent, nos âmes souffrent. Notre société a enfin réussi à détruire les ailes de l'être. Elle s'est faufilée dans la conscience de l'individu et s'est enveloppée autour de sa moralité. Elle l'a étouffée, doucement, tranquillement.
L'être est masqué derrière un voile d'impression. Il se cache. Il est petit, frêle, faible. Il laisse la voix de la société lui murmurer ses ordres docilement, sans se rebeller. Non, l'être n'oserait pas se faire rejeter d'une société perdue, saturée par le reflet des milliards de miroirs cassés qui la peuple.
L'être ne montre plus son corps nu. Il le peint et le couvre parce qu'il se sait impuissant contre sa nudité, cette pureté qui le rend si vulnérable. Il veut oublier son identité pour s'habiller d'une autre, plus polie, plus fascinante. Il sait que s'il laisse son identité en liberté, il devra s'y abandonner. Et cette impuissance, cette complète exhibition envers le monde se traduit par une immense peur de soi.
Perdre le contrôle, c'est se montrer à découvert: exposer sa crudité, sa brutalité. C'est risquer la destruction de soi par un autre. Et puis, qui veut être vulnérable? Qui veut être une victime de soi-même?
Alors l'humain se plie aux désirs de sa société. Il devient transparent et se fond dans la brume opaque d'un ciel mélancolique, en hurlant liberté sans vraiment comprendre pourquoi. Il tâte, incertain, guidé par le souffle des autres, pour trouver son propre mirage.
L'illusion est enfin créée. La société a gagné au jeu de l'humanité. Elle l'a vaincue; elle s'est imposée.
Mais ce qui est triste, ce qui est réellement triste, c'est que l'être est victime à sa propre création. Il s'est prosterné devant son oeuvre avant d'y mourir, tué par son admiration.
L'Homme, lâche et éphémère, s'est vendu à sa société telle une pute à son client.
L'être est masqué derrière un voile d'impression. Il se cache. Il est petit, frêle, faible. Il laisse la voix de la société lui murmurer ses ordres docilement, sans se rebeller. Non, l'être n'oserait pas se faire rejeter d'une société perdue, saturée par le reflet des milliards de miroirs cassés qui la peuple.
L'être ne montre plus son corps nu. Il le peint et le couvre parce qu'il se sait impuissant contre sa nudité, cette pureté qui le rend si vulnérable. Il veut oublier son identité pour s'habiller d'une autre, plus polie, plus fascinante. Il sait que s'il laisse son identité en liberté, il devra s'y abandonner. Et cette impuissance, cette complète exhibition envers le monde se traduit par une immense peur de soi.
Perdre le contrôle, c'est se montrer à découvert: exposer sa crudité, sa brutalité. C'est risquer la destruction de soi par un autre. Et puis, qui veut être vulnérable? Qui veut être une victime de soi-même?
Alors l'humain se plie aux désirs de sa société. Il devient transparent et se fond dans la brume opaque d'un ciel mélancolique, en hurlant liberté sans vraiment comprendre pourquoi. Il tâte, incertain, guidé par le souffle des autres, pour trouver son propre mirage.
L'illusion est enfin créée. La société a gagné au jeu de l'humanité. Elle l'a vaincue; elle s'est imposée.
Mais ce qui est triste, ce qui est réellement triste, c'est que l'être est victime à sa propre création. Il s'est prosterné devant son oeuvre avant d'y mourir, tué par son admiration.
L'Homme, lâche et éphémère, s'est vendu à sa société telle une pute à son client.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire