La grande voile enlace les étoiles,
J’aimerais les avoir auprès de moi
Qu’elles goûtent à l’air de la mer
Salée; comme ta bouche après l’amour
Le chant des voix d’été, des tambours au loin,
Mêlés à l’eau endormie qui ronronne,
Et moi qui l’écoute lécher,
Lentement,
Le dos des rochers;
Ombres lisses si sensuelles,
Or seulement la nuit
Au creux de l’intimité
La brise s’entremêle à mes cheveux,
Elle est adoucie,
Allégée, aussi
Par l’écho de l’insouciance vivante et enivrée,
Là-bas vers la ville.
Des éclats de souvenirs brillent sur les vagues,
Les reflets des ces images qu’on a connues,
Elles flottent
Entre les draps frais où nos jambes s’effleuraient
Autrefois
Je tangue, bercée; le vin blanc aide aussi,
Rêveuse de caryatides laiteuses et de maisons terracotta
Les yeux rivés sur mes silencieuses complices,
C’est toi que j’aperçois parmi les étoiles.
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