samedi 14 novembre 2015

Le 13 novembre

Paris ma douce aux yeux livides
Dont le cœur pleure ses citoyens
Ne tremble pas devant le vide
Qui s'est creusé en ton sein.

Le 13 novembre, la nuit funeste
Au ciel noir teinté de sang
Dans tes pleurs se manifeste
Dans ton silence se ressent.

Paris ma forte ne t'oublie pas
Dans la Peur et la Confusion
De cette chute relève-toi
Toi reine d'une majestueuse Nation.

Que tu fasses résonner ta voix
Celle qui nous berce d'unisson
Et qu'elle porte par-dessus les toits
Que tous frémissent de ta chanson!


Car jamais partisans de Haine
Ne s'appelleront tes assassins
Ô chère Paris; amante et femme
Nous sommes tous fiers d'être Parisiens.


dimanche 2 août 2015

Ivresse

Verse-moi ton âme dans ce flacon,
De telle sorte que je vagabonde sans raison
Autre que  l'envie d'être enivrée
Par l'arôme de celui qui m'a délaissée.

Je veux être floue comme l'écume du vent
M'oublier et saigner mes sentiments
Pour te rappeler tel un idéal traffiqué
Que mon coeur ivre acquitterait

Ainsi je te nomme mon Ambroisie
Privée de toi je me perds et je languis
Sans espoir de ne plus jamais trouver
Celui qui me fait tant éspérer

Mes sens tourmentés d'un elixir
Ce même qui enchante mon désir
Troublant lorsqu'il enflamme mes pensées
Et me dévêtit peu à peu de sanité.


mercredi 10 juin 2015

Solipsisme rejeté

Mes larmes aiguisées dans ta chair
Entremêlées dans tes veines pulsantes
Vitalité baignée de clareté 
Celle de tes yeux plongés dans mon âme

Immortels êtres d'éphémérité
Dont les pensées tracent un long chemin
Un seul, cousu par nos mains
Entrelacées dans la chaleur d'une même vie.

Je ne suis plus, enfin nous sommes
Ma raison effacée dans la tienne
Mes émois brisés par ton souffle

Et la souffrance, 
Ensemble devient plaisir.

mercredi 4 février 2015

Révélation hurlée

À Louise Loeb

Abattez les orages, cousez les lèvres du vent,
Le monde n'est peint que de mensonges et de chimères;
Des couleurs trop vivantes parsèment le vaste Temps
Que j'enfuis aux entrailles du bel Imaginaire.

Cessez de me voler à ma réalité,
L'accord de mon reflet vit en désharmonie;
Je ne puis qu'aduler mon amant, cher Péché
Dont l'aveu métallique fait battre mon cœur sans vie.

La vérité d'un homme est-elle parfaitement juste
Si elle s'abaisse aux éphémérités du lendemain?
La Pureté éventrée abat son corps vétuste,

Nos âmes ensanglantées noyées dans l'or somptueux,
Étouffées par les fruits étincelants des dieux,
Aveuglées de rubis, topazes et diamants frustes.