Courbé comme une
demi-lune,
Mon être
s’abandonne à tes caresses,
Et ta peau,
véritable elixir d’extase,
M’entraîne vers
des rêves divins.
Tu m’effleures, tout en moi frissonne,
Ton toucher enlace
les battements de mon cœur
Et pendant
quelques instants, je vois que tu le sais,
Tu sais que je
t’appartiens.
Je me languis de
l’absence de tes mains,
Et les délices
des effluves de ton parfum
Qui me rappelle le
feu de bois, comme un souvenir
Qui n’existe que
si tu es là.
Sans toi le temps
et le monde se redessinent
Mais n’esquissent
qu’un tableau incolore
Seule ta peau--
il n’y a qu’elle qui le puisse--
Redorer le soleil
de l’existence.
Mais tu es loin,
et je ne suis qu’une déchirure
Du papier brûlé
éparpillé dans le vent
Glacial, le même
que celui d’un cauchemar
Que suis-je si tu
ne me le dis pas ?
Je vacille, je
chavire, je ne sais plus
Depuis quand je ne fais que survivre,
Je te cours
après, comme après un papillon,
Il y a déjà longtemps que tu t’es envolé.
Fiévreuse,
délaissée par ta ferveur, ta passion
Je ne suis plus
que l’ombre de notre passé
Et j’erre dans
les rues de la ville fantôme
Où nous vivions
auparavant, tous deux.