mardi 15 août 2017

Et ta peau



Courbé comme une demi-lune,
Mon être s’abandonne à tes caresses,
Et ta peau, véritable elixir d’extase,
M’entraîne vers des rêves divins.

Tu m’effleures, tout en moi frissonne,
Ton toucher enlace les battements de mon cœur
Et pendant quelques instants, je vois que tu le sais,
Tu sais que je t’appartiens.

Je me languis de l’absence de tes mains,
Et les délices des effluves de ton parfum
Qui me rappelle le feu de bois, comme un souvenir
Qui n’existe que si tu es là.

Sans toi le temps et le monde se redessinent
Mais n’esquissent qu’un tableau incolore
Seule ta peau-- il n’y a qu’elle qui le puisse--
Redorer le soleil de l’existence.

Mais tu es loin, et je ne suis qu’une déchirure
Du papier brûlé éparpillé dans le vent
Glacial, le même que celui d’un cauchemar
Que suis-je si tu ne me le dis pas ?

Je vacille, je chavire, je ne sais plus
Depuis quand je ne fais que survivre,
Je te cours après, comme après un papillon,
Il y a déjà longtemps que tu t’es envolé.   

Fiévreuse, délaissée par ta ferveur, ta passion
Je ne suis plus que l’ombre de notre passé
Et j’erre dans les rues de la ville fantôme
Où nous vivions auparavant, tous deux.