mercredi 4 février 2015

Révélation hurlée

À Louise Loeb

Abattez les orages, cousez les lèvres du vent,
Le monde n'est peint que de mensonges et de chimères;
Des couleurs trop vivantes parsèment le vaste Temps
Que j'enfuis aux entrailles du bel Imaginaire.

Cessez de me voler à ma réalité,
L'accord de mon reflet vit en désharmonie;
Je ne puis qu'aduler mon amant, cher Péché
Dont l'aveu métallique fait battre mon cœur sans vie.

La vérité d'un homme est-elle parfaitement juste
Si elle s'abaisse aux éphémérités du lendemain?
La Pureté éventrée abat son corps vétuste,

Nos âmes ensanglantées noyées dans l'or somptueux,
Étouffées par les fruits étincelants des dieux,
Aveuglées de rubis, topazes et diamants frustes.